11 janvier 2026

Les guides de randonnée de Massembre : des balades accompagnées au cœur du territoire

➡️ Les guides de randonnée de Massembre : des histoires que l’on n’entend qu’en marchant

Quiconque part en balade au Domaine de Massembre le remarque rapidement : ici, une promenade est rarement « une simple promenade ». Cela tient en grande partie aux guides de randonnée bénévoles qui accompagnent les visiteurs le long de sentiers, de paysages et d’histoires que l’on ne découvre que lorsque quelqu’un les partage avec vous. Une bonne huitaine de guides ou de duos, répartis sur l’année, sont prêts à emmener les hôtes à la découverte de la région — des personnes qui la connaissent comme leur poche et qui transforment chaque sortie en véritable expérience.

Parmi eux, Swa, coach en randonnée et conteur né, qui parle en chemin de plantes, de castors, de sentiers et de tendons. Tom, qui connaît le domaine et ses environs depuis plus de trente ans, avec un regard attentif à un public varié, des plus jeunes aux plus âgés. Geert, qui accompagne depuis près de dix ans des groupes, des familles et des couples, et qui sait combien il est important que chacun se sente bien en chemin. Et aussi Rob, ancien directeur général de Massembre, qui connaît les randonnées sur le bout des doigts et les a parcourues littéralement des centaines de fois — d’abord par nécessité, ensuite par conviction.

Ensemble, ils incarnent ce qui rend les guides de randonnée de Massembre si particuliers : des connaissances sans fioritures, un engagement sans contrainte, et une immense envie d’emmener d’autres personnes sur leurs sentiers préférés. Non pas pour cocher des kilomètres, mais pour faire naître des histoires. En marchant.

✅ « Tu vois cette prune de prunellier ? Elle est comestible. »

Partir en balade avec Swa, c’est apprendre à regarder autrement. Les plantes, les traces, les paysages chargés d’histoire. « La prune de prunellier, » dit-il soudain, « elle est comestible. Tu le sens au bout de la langue, cette sensation un peu âpre. » Quatre ou cinq suffisent, inutile d’en manger plus. On peut en faire de la confiture, mais chez Swa, cela prend une autre direction : le genièvre. D’abord le gel, ou un passage au congélateur, on pique les fruits, on laisse macérer… et on obtient une boisson rouge foncé. Typiquement le genre de détail que l’on n’entend que de quelqu’un qui marche ici depuis des années.

✅ Marcher avec des bâtons, marcher avec l’expérience

Aujourd’hui, Swa marche souvent avec des bâtons de Nordic walking. Pas par effet de mode, mais par expérience. Un tendon d’Achille fragilisé après une surcharge — lui qui avait un jour parcouru à pied le trajet de Boom à Scherpenheuvel — l’a obligé à adapter sa manière de marcher. « Préventif », dit-il. Moins de charge sur les genoux et les tendons, plus de stabilité sur terrain glissant. Mais toujours avec nuance : les bâtons ne sont pas indispensables. Certains ne jurent que par eux, d’autres pas du tout. Ce qu’il souligne surtout : toujours deux bâtons, jamais un seul. Et surtout, faire ce qui fonctionne pour soi.

Cette même approche pragmatique se retrouve entre les guides. Quelqu’un éprouve des difficultés en chemin ? Les bâtons changent de main. Aussi simple que cela.

✅ Sentier des contrebandiers, Sentier des câlins… et une ancienne décharge

Les randonnées autour de Massembre regorgent de contrastes. Le Sentier des contrebandiers — surnommé aussi le Sentier des câlins — traverse des lieux où sont nées des amitiés, et même des histoires d’amour. « Un couple de randonneurs amis s’est formé ici », dit-on avec un sourire. Un peu plus loin, le regard porte sur ce qui semble aujourd’hui une nature intacte, mais qui fut autrefois une décharge officielle de Givet. Il y a trente ans, cela brûlait parfois ici, avec les odeurs qui l’accompagnaient. Aujourd’hui, la nature a largement repris ses droits, même si les racines font parfois encore remonter des vestiges. Les guides ne taisent pas ce passé — ils l’intègrent pleinement au récit.

Et sans même s’en rendre compte, on se retrouve en France. Ici, la frontière ne se matérialise pas par une barrière, mais par une rivière et un sentier.

✅ Castors, RAVeL et marbre rouge

Marcher avec Swa, c’est aussi apprendre à voir ce qui passe souvent inaperçu. Les traces de dents de castor le long de la Meuse, les huttes sur les îlots, les arbres abattus qui ont une fonction.
« Les castors transforment le paysage », explique-t-il. Les branches deviennent des réserves, de nouveaux arbres repoussent spontanément. À Gedinne, il a un jour vu un bouleau tomber en à peine huit minutes. « Il n’existe pas de meilleur Black & Decker. »

Il y a aussi les itinéraires cyclables RAVeL : de Hastière à Mariembourg, le long d’anciennes lignes de chemin de fer où la nature a retrouvé sa place. Ou encore, dans le prolongement du RAVeL, la Voie Verte en France le long de la Meuse, qui s’étend sur plus de 125 kilomètres en direction de Charleville-Mézières.

Même le sol raconte des histoires. Le marbre rouge de Walsort, utilisé dans des églises, des monuments et des chemins, réapparaît régulièrement au fil des randonnées.

✅ Des guides au long cours

Swa n’est pas seul. Tom marche ici depuis plus de trente ans et connaît chaque virage, chaque dénivelé et toutes les variantes possibles. Geert accompagne depuis près de dix ans des groupes, des couples, des familles et des randonneurs solitaires, et perçoit instinctivement ce dont un groupe a besoin en chemin. Certains ont commencé comme moniteurs ou accompagnateurs sportifs, d’autres ont trouvé leur voie à Massembre via des organisations comme Pasar ou la Mutualité chrétienne.

Rob aussi, longtemps étroitement impliqué dans le fonctionnement du domaine, a parcouru ces itinéraires un nombre incalculable de fois. Au début par nécessité — lorsqu’un guide faisait défaut ou qu’un groupe avait besoin d’un accompagnement supplémentaire — ensuite surtout parce qu’il connaissait le paysage et les sentiers sur le bout des doigts. Sa présence était souvent discrète, mais toujours rassurante : quelqu’un qui savait exactement où l’on se trouvait, où l’on allait et comment la randonnée était structurée.

Ce qui les unit, c’est leur engagement et leur disponibilité. Les guides sont consultés à l’avance, se concertent entre eux pour déterminer les week-ends possibles et sont présents lorsque les hôtes ont besoin d’accompagnement. Chaque week-end, ce sont d’autres guides qui prennent le relais, ce qui rend l’offre flexible et confère à chaque randonnée une dynamique propre — personnelle, familière et toujours portée par l’expérience.

✅ Bien plus que des kilomètres

Au fil des randonnées naissent des conversations, des amitiés et des traditions durables. Des familles qui reviennent chaque année. Des soirées ponctuées de quiz improvisés. Des personnes qui se sont rencontrées ici et qui ont gardé le contact bien au-delà de Massembre.
Swa le raconte presque en passant, mais c’est précisément là que réside la valeur ajoutée de ces bénévoles : ils relient les gens entre eux et à un lieu.

✔  Une valeur ajoutée pour chaque randonneur 

Que vous découvriez Massembre pour la première fois ou que vous y reveniez pour la troisième fois, les guides de randonnée font la différence. Ils adaptent les itinéraires, proposent des alternatives et veillent à ce que chacun y trouve son compte — des familles avec enfants aux marcheurs les plus aguerris.

Comme le résume Swa à la fin d’un week-end : « Un programme varié, avec quelque chose pour chacun. Et c’est là-dessus que nous devons continuer à miser. »
Avec des guides comme lui et ses collègues, c’est entre de bonnes mains.

♥ Randonner avec un guide à Massembre

Vous souhaitez faire connaissance avec nos guides de randonnée ou les réserver pour une sortie accompagnée durant votre séjour ?
Découvrez leur connaissance de la nature, des itinéraires et des histoires de la vallée de la Meuse et des Ardennes.

Contactez nos guides de randonnée

 © Bert Van Uytsel



Abonnez-vous à notre newsletter

{{ popup_title }}

{{ popup_close_text }}

x